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posté le 06-12-2019 à 12:16:43

"GLORIA MUNDI", le dernier film de Robert Guédiguian.

 
Impossibe pour moi de rater la sortie d'un film de Robert Guédiguian dont je suis fan absolue depuis le magnifique "Marius et Jeannette". (1997).
C'est par un très joli événement que s'ouvre son dernier opus, "Gloria Mundi",
à savoir la naissance d'une petite fille.
Elle s'appellera GLORIA.

La venue au monde de ce bébé est un moment d'extase pour tout le monde 
-ou presque- , moment qui ne va pas durer.
Car on le sait, et Robert Guédiguian cinéaste très engagé le montre dans chacun de ses films, la vie n'est pas un long fleuve tranquille pour les "petites gens" qui doivent galérer pour garder la tête hors de l'eau.
Mais cette fois-ci, on atteint des sommets dans la noirceur, tant dans la déliquescence des rapports humains et familiaux que dans l'écrasement de l'individu par les codes d'une société  impitoyable dominée par l'argent.
 La phrase qui a inspiré le titre du film est issue de l'Ecclésiaste:
"Sic transit gloria mundi", (ainsi passe la gloire du monde), phrase complétée par
"Vanitas vanitatum et omnia vanitas" ...(vanité des vanités, tout est vanité).
Le rideau peut s'ouvrir sur la tragédie.
 
L'âme de cette famille, Sylvie,  authentique Mère Courage, est admirable et bouleversante.

(Ariane Ascaride a reçu le Prix d'interprétation à La Mostra de Venise pour son rôle).
 
Le papa de Gloria, Nicolas, (Robinson Stevenin),
  par sa détermination acharnée à lutter envers et contre tout, suscite l'admiration.

Mais la vie ne lui fait pas de cadeau.
C'est malheureux à dire, mais certains personnages m'ont fortement déplu.

 
Mathilda, la maman de Gloria, (Anaïs Dumoustier), m'a dérangée, voire agacée !
Elle passe son temps à gémir, à en vouloir à la terre entière, à tirer des plans sur la comète, plans foireux, même dans sa vie privée.
Je n'arrive pas à ressentir la moindre empathie pour elle.
Quant à sa soeur Aurore, (Lola Naymark), c'est le pompon !
  Et son mari Bruno ? (Grégoire Leprince-Ringuet).
  Dans le tiercé des salopards, il est N°1 sur le podium !
Leur arrivisme forcéné fait frémir. Leur cynisme est écoeurant.
Robert Guédiguian ne nous épargne pas:
adieu la solidarité, la fraternité qui illuminaient ses films précédents.
On écrabouille les plus malheureux que soi...
 
Dans cet univers d'un pessimisme qui nous étreint en permanence,
voici Daniel, le père de Mathilda.
(Le merveilleux Gérard Meylan, mon préféré parmi les acteurs fétiches de Guédiguian).

 

  Un personnage très attachant.
 Silencieux, mélancolique, romanesque à souhait,
tellement humain et tellement lucide.
 
Toute tragédie implique un sacrifice n'est-ce pas ? une victime expiatoire...
 La fin du film m'a ... anéantie.
Le film de Robert Guédiguian est un cri de colère. Un film coup de poing.
 Car le plus terrible, c'est qu'il n'y a pas une once d'espoir. 
 L'impression d'"Ausweglosigkeit", qui signifie l'inéluctabilité, l'impossibilité de s'en sortir, me hante bien longtemps après la sortie du cinéma.
**

  **
Petit rappel: j'avais présenté "La villa", page 367 de ce blog. (en Décembre 2017).
Partie "cinéma" dans le sommaire.
 ***
Au revoir mes ami(e)s.
A bientôt !
 
 


Commentaires

 

1. ANAFLORE  le 06-12-2019 à 14:48:39  (site)

Je viens de voir un film terrible et pour le moment j ai ma dose j' aimerai voir plus de joyeusetés
J avais aussi beaucoup aimé marius et Jeannette
Je vois plus de 20 ans déjà !
Temps toujours pas top on reste dans ses pantoufles
Bon wk kikou

 
 
 
 

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